Les routes d'Aroostook

  1. Situation géographique et contexte historique
  2. Sous les régimes français et britanniques
  3. Les premiers immigrants acadians et canadiens
  4. Le développement du Madawaska
  5. Tensions frontalières
  6. Routes militaires et commerciales
  7. Guerre évitée
  8. Nouvelles vagues d'immigration
  9. Une route bi-directionnelle
  10. Sources

  1. Situation géographique et contexte historique

Carte de localisation

Comme le montre cet espace web, plusieurs routes terrestres ont été utilisées par les Français, les Canadiens français et les Acadiens pour pénétrer dans l'actuel territoire du Maine et s'y établir. Même si plusieurs études ont été réalisées sur l'origine et le point d'arrivée de plusieurs de ces immigrants, peu de textes ont été publiés sur les «chemins» suivis pour venir au Maine. Dans la section qui suit, nous présentons une filiation bien documentée des routes d'Aroostook en tant que voie d'entrée des immigrants d'origine française au Maine. Dans la perspective de la venue de ces immigrants francophones Acadiens de l'Est et Canadiens de l'Ouest, la route d'Aroostook n'était pas simplement une route permettant de voyager mais plutôt un réseau de routes partant du Québec et du Nouveau-Brunswick qui, vers le milieu du dix-neuvième siècle, reliait ces provinces britanniques au centre et au Sud du Maine en passant par le comté d'Aroostook, le plus grand et le plus septentrional du Maine. Ce réseau de routes et la colonisation du Maine par les Canadiens et les Acadiens qu'il favorisa font partie d'un processus qui s'est déroulé sur une longue période, souvent en étapes marquées, au gré des changements sociaux, économiques et géo-politiques qui eurent lieu dans la région frontalière canado-américaine.

Carte française de l'époque coloniale montrant une partie du réseau routier pénétrant dans la région d'Aroostook dès 1685. La carte a « une orientation sud » et couvre la région de la vallée de la rivière Saint-Jean entre le Québec, le Maine et le Nouveau-Brunswick. Elle représente la principale route terrestre qui, en passant par la rivière Saint-Jean et une série de portages menant au fleuve Saint-Laurent, reliait les établissements « acadiens » français situés aux abords des marais salants, autour de la baie de Fundy, et les établissements «canadiens » français de la vallée du Saint-Laurent.

Source : Bibliothèque nationale de Paris