Les routes d'Aroostook

  1. Situation géographique et contexte historique
  2. Sous les régimes français et britanniques
  3. Les premiers immigrants acadians et canadiens
  4. Le développement du Madawaska
  5. Tensions frontalières
  6. Routes militaires et commerciales
  7. Guerre évitée
  8. Nouvelles vagues d'immigration
  9. Une route bi-directionnelle
  10. Sources

  1. Guerre évitée
La naissance du réseau de routes d'Aroostook coïncida avec plusieurs événements géo-politiques et économiques qui survirent dans la région de la frontière nord-est. Vers la fin des années 1830, l'animosité entre les Américains et les Britanniques relativement à l'exploitation des ressources forestières de la région risquait de déboucher sur un conflit armé ce qu'on appelle souvent la « guerre d'Aroostook ». Pour mettre fin à ce qui était perçu par les magnats du bois de Bangor comme de « la piraterie du bois » de la part des Britanniques, le gouverneur du Maine envoya trois milles soldats à la frontière. Le gouverneur du Nouveau-Brunswick réagit de façon équivalente en envoyant la milice provinciale et des soldats britanniques dans la région de Madawaska et aux abords du Lac Témiscouata. Pour désamorcer cette situation explosive, le président Van Buren envoya le général Winfield Scott pour évaluer la situation. Peu de temps après, le militaire retourna à Washington avec une entente prévoyant la création d'une commission frontalière conjointe. Entre 1839 et 1842, il y eut une série de rencontres de négociation entre Daniel Webster et Lord Ashburton qui débouchèrent sur le traité de Washington et qui régla non seulement les conflits frontaliers entre le Maine et le Nouveau-Brunswick mais également tout le long de la frontière nord-est entre les États-Unis et l"Amérique du Nord britannique.

Un siècle après le début de la colonisation, l'agglomération de Madawaska avait essaimé en plusieurs communautés franco-américaines qui s'étaient établies de façon permanente le long de la rivière Saint-Jean, dans le comté d'Arootook, au Maine,

Source : Archives acadiennes, Université du Maine à Fort Kent.