Les routes d'Aroostook

  1. Situation géographique et contexte historique
  2. Sous les régimes français et britanniques
  3. Les premiers immigrants acadians et canadiens
  4. Le développement du Madawaska
  5. Tensions frontalières
  6. Routes militaires et commerciales
  7. Guerre évitée
  8. Nouvelles vagues d'immigration
  9. Une route bi-directionnelle
  10. Sources

  1. Routes militaires et commerciales
Dans le but d'asseoir son emprise sur le territoire, le Gouvernement américain compléta, en 1832, la construction d'une route militaire entre Bangor et Houlton pour être en mesure de déplacer rapidement des troupes et envoyer de l'équipement militaire au Nord du Maine en cas d'affrontement frontalier. À la même époque, l'État du Maine commença à encourager l'établissement de colons sur des fermes et la coupe du bois dans la région d'Aroostook pour faire contrepoids à la vague d'émigration massive de ses habitants yankees vers les terres des prairies dans la nouvelle zone de colonisation de l'Ouest américain. Pour atteindre ces objectifs, l'État construisit, en 1832, une route reliant Houlton dans le centre-nord du Maine à la rivière Aroostok, au Nord-Ouest, puis une seconde route jusqu'à l'agglomération de Madawaska en 1836. Selon le récit de voyage qu'a laissé le naturaliste de renom, James Audubon, en 1833, ces nouvelles routes étaient, au mieux, des voies publiques raboteuses, couvertes de bosses, de nids de poules et de flaques de boue après la pluie. Malgré tout, en 1840, on avait établi un réseau de routes qui, même si elles étaient rudimentaires, permettaient de se déplacer, en passant par le comté d'Arostook, depuis l'Est de la vallée du Saint-Laurent, directement, jusqu'au centre et au Sud du Maine et ailleurs en Nouvelle-Angleterre. Le système de routes d'Aroostook était né.

Carte des années 1830 montrant le tracé d'une des routes militaires allant de Bangor vers la communauté de Madawaska.

Source : Maine State Library.

Plans en vue de la construction de carsernes militaires à Houlton, au Maine, à la suite des tensions à la frontière du Maine et du Nouveau-Brunswick au début du dix-neuvième siècle.